Samuel Spörri, HEI Genève
Tout d’abord, j’aimerais dire que si j’avais pu rester plus longtemps en Martinique, j’aurais accepté tout de suite ! Alors, pour tout le monde qui flirte avec l’idée de venir ici, je ne peux que l’encourager et lui confirmer que ça en vaut la peine ! Mais commençons par le début…Avant d’arriver en Martinique, n’oubliez pas de prévenir le responsable du CROUS de la date et de l’heure de votre arrivée, sinon vous risquez de vous retrouver devant des portes fermées sur un campus pas encore très peuplé avant la rentrée. Et oui, même si sur un site de l’université il est écrit que les étudiants antillais avaient la priorité en ce qui concerne les chambres de la résidence et qu’il vaut donc mieux arriver une ou deux semaines avant la rentrée afin de chercher un appartement ou une chambre situés à l’extérieur du campus (ce que j’ai fait), j’ai constaté après coup que beaucoup d’étudiants étrangers (allemands et anglais majoritairement) habitaient cependant sur le campus. Donc, si vous voulez habiter sur le campus, il y a certainement un moyen…Pourtant, il faut dire que le fait d’habiter sur le campus, à part les avantages évidents comme par exemple celui de la proximité des institutions universitaires, ou celui de la facilité de rentrer en contact avec les autres étudiants, implique aussi des inconvénients, à savoir du bruit depuis tôt le matin jusqu’à tard le soir, de l’eau froide seulement, pas de frigo ni de cuisinière etc. Moi en tout cas, j’étais content d’avoir un appartement à Schoelcher pour pouvoir échapper un peu à la « vie de caserne », même si le loyer était évidemment plus élevé (750 euros pour 2 personnes, c.-à-d. 2 chambres, cuisine, salle de bains).
En général, j’étais surpris par les coûts de la vie, même si on m’avait prévenu. La nourriture est chère (le supermarché le moins cher est le leader price ou bien des petites superettes à Fort de France), les loyers sont chers, l’essence est chère, les coûts téléphoniques sont chers, d’autant plus que ‘ne plus avoir de crédits pour t’appeler’ semble presque être une coutume ici. Peu de temps après mon arrivée j’ai du constater en plus que, sans voiture, on est quasiment bloqué. Pour aller à Fort de France il y a des bus assez régulièrement certes, mais pour toute correspondance il faut compter (selon la chance) plus qu’une heure, compte tenu des horaires irrégulières des bus et des taxicos. Pour vraiment ‘découvrir’ l’île il faut donc acheter une voiture (on a acheté une à deux, comptez entre 500 et 1500 euros) ou faire la connaissance de gens qui en ont une. En plus, si on a une voiture on peut prendre en considération la possibilité d’habiter ailleurs qu’à Schoelcher ou Fort de France, où d’habitude les appartements sont moins chers et l’environnement plus authentique (c.-à-d. moins européen, surtout au Nord et à l’Ouest).
Par rapport à l’université, il faut avoir de la patience, surtout au début. Que ce soit pour payer la chambre ou rendre la clé, ou pour s’inscrire ou obtenir une information concernant les cours, il faut faire la queue, prendre des rendez-vous, organiser, insister…je ne sais pas si c’était particulièrement grave cette année à cause du changement du système, notamment l’adoption du système Bologna, j’ai en tout cas passé pas mal de temps dans les couloirs universitaires dans des queues qui n’avançaient guère pendant des heures. Pour tous les étudiants en mobilité individuelle, n’oubliez pas d’amener la lettre du président de l’UAG confirmant que vous avez été accepté à l’université (je ne sais pas si les étudiants en erasmus en ont besoin aussi, l’encadrement est en tout cas mieux pour les étudiants erasmus. Si vous êtes en mobilité individuelle il faut prendre l’initiative pour se renseigner et s’inscrire aux cours souhaités. Attention : Tous les cours qui figurent sur le site Internet n’ont pas lieu en pratique et les brochures sur les cours disponibles distribuées sur place ne sont pas toujours exhaustives, surtout pas pour les cours de masters ! Cette année en tout cas, peut être l’année prochaine ce serait mieux organisé…En plus, tous les cours ne commencent pas au début du semestre, donc si un cours ne figure pas sur l’emploi du temps affiché au début du semestre, cela ne veut pas forcement dire qu’il n’aura pas lieu). Surtout si vous voulez vous inscrire et à la faculté de lettres et à la faculté d’économie et de droit comme je l’ai fait pour poursuivre des cours dans différentes matières et sur différents niveaux, cette lettre du président peut faciliter les choses. Une fois inscrit, la vie sur le campus est assez conviviale, un restaurant universitaire où un grand nombre d’étudiants mange à midi se trouve sur les lieux et le soir il y a plein d’activités sportives (foot, volley, handball, musculation, badminton, tennis, danse…) dans le hall de sport qui se trouve également sur le campus. Des lieux où il est facile de rentrer en contact avec les gens et de faire des connaissances enrichissantes….
Que dire encore ? Pour ceux qui aiment la nature et la randonnée, il y a des ballades magnifiques à faire dans la forêt tropicale, pour ceux qui aiment les sports de glisse, il y a des bons spots, côté atlantique surtout, pour le Kite Surf aux alentours du Vauclin par exemple, pour le surf Tartane est le spot le plus connu (il y avait quasiment toujours de vagues pendant mon séjour, pourtant il y a assez souvent du vent on shore et les vagues ne sont pas toujours très longues) mais, selon la direction de la houle, il y a d’autres bons spots au Nord et au Sud (Couleuvre, Diamant, Trabaud..). Si vous voulez plus d’informations, écrivez-moi ou, mieux encore, venez découvrir !
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